Publié le 12 mars 2024

Contrairement à une idée reçue, la plupart des blessures au tennis ne sont pas dues à la malchance, mais à des déséquilibres mécaniques prévisibles. Oubliez les solutions de surface ; la véritable prévention consiste à analyser la chaîne de causalité qui va de votre cordage à vos articulations. Cet article vous donne les clés d’un médecin du sport pour diagnostiquer les vraies sources de vos douleurs et appliquer des correctifs ciblés avant que la blessure ne vous force à l’arrêt.

Cette douleur lancinante au coude après chaque service, ce genou qui « grince » le lendemain d’un match… Si ces sensations vous sont familières, vous n’êtes pas seul. En tant que médecin du sport, je vois défiler dans mon cabinet des joueurs passionnés, mais frustrés, dont la saison est menacée par des blessures récurrentes. On leur a souvent conseillé de « mieux s’échauffer » ou « d’écouter leur corps », des recommandations pleines de bon sens mais terriblement vagues.

La réalité est plus technique et, heureusement, plus maîtrisable. La plupart des traumatismes ne sont pas une fatalité, mais le symptôme final d’une chaîne de causalité défaillante. Un matériel inadapté, une technique approximative, une mauvaise interaction avec la surface de jeu… Ces éléments créent une surcharge tissulaire progressive et silencieuse, jusqu’au jour où la douleur explose. Selon les observations sur le terrain, près de 85% des blessures au tennis sont musculo-tendineuses, liées à cette sur-sollicitation.

Mais si la véritable clé n’était pas de soigner la douleur, mais de déconstruire son origine ? C’est l’approche que nous allons adopter. Il ne s’agit pas de vous donner une liste d’étirements génériques, mais de vous apprendre à penser comme un mécanicien de votre propre corps. Nous analyserons comment chaque élément, de votre cordage à vos semelles, impacte directement la santé de vos articulations.

Cet article est structuré pour vous guider dans ce diagnostic préventif. Nous allons passer en revue les points de friction les plus courants, vous fournir des protocoles clairs pour évaluer votre situation et prendre les bonnes décisions, que ce soit pour votre matériel, votre technique ou votre gestion de l’effort.

Pourquoi votre technique de revers ou votre cordage causent-ils votre douleur au coude ?

Le fameux « tennis elbow » ou épicondylite n’est que très rarement un problème venant du coude lui-même. C’est une pathologie de surcharge, le signal d’alarme que votre bras subit des vibrations et des contraintes qu’il ne peut absorber. Avant de blâmer la fatalité, deux coupables principaux doivent être interrogés : votre technique et votre matériel. Un geste mal exécuté, notamment un revers avec un poignet « cassé » à l’impact, transfère toute l’onde de choc directement dans les tendons de l’avant-bras au lieu de la dissiper via la chaîne cinétique (jambes-hanches-tronc-épaule).

Le deuxième suspect est votre raquette, et plus précisément son cordage. Un cordage trop tendu ou trop rigide (comme un monofilament bas de gamme) agit comme une planche de bois : il offre du contrôle mais transmet brutalement toutes les vibrations à votre bras. Cette agression mécanique répétée des milliers de fois finit par créer des micro-lésions et une inflammation chronique au niveau de l’insertion des tendons sur l’épicondyle. La douleur n’est donc que la conséquence visible de ce déséquilibre mécanique.

Il est donc impératif de mener l’enquête. Une analyse vidéo simple de votre geste peut révéler des défauts techniques évidents. De même, une discussion avec un spécialiste cordage peut vous orienter vers des solutions matérielles qui agissent comme un véritable « amortisseur » pour votre bras. Ignorer ces signaux, c’est s’exposer à une blessure qui peut devenir chronique et vous éloigner des courts pendant de longs mois.

Votre plan d’action pour diagnostiquer l’origine de votre tennis elbow

  1. Filmer son revers de profil avec un smartphone sur trépied pour analyser la position du poignet à l’impact.
  2. Vérifier que le poignet reste ferme et aligné avec l’avant-bras au moment de la frappe, sans « casser ».
  3. Contrôler la tension du cordage : si la douleur persiste, demander une réduction de 2 kg à votre cordeur.
  4. Effectuer le test du « murmure » : le son de l’impact doit être feutré et plein, et non sec et métallique.
  5. Consulter un DE (Diplômé d’État) de votre club pour une analyse technique de 5 minutes ; il repérera vite le défaut.

Comment adapter vos appuis pour ne pas vous tordre la cheville sur une glissade ?

La terre battue est une surface magnifique mais exigeante. Sa nature instable, qui permet les glissades, est aussi ce qui met la cheville à rude épreuve. Une entorse sur une glissade mal maîtrisée est un classique. Le problème ne vient pas de la glissade en soi, mais d’un manque de préparation du corps à gérer cette instabilité. Les chevilles représentent en effet 24% des blessures aiguës au tennis, un chiffre qui grimpe sur l’ocre. L’erreur est de penser que la stabilité vient uniquement de la chaussure. Elle vient avant tout de l’intérieur.

La clé se nomme la proprioception. C’est la capacité de votre système nerveux à savoir où se trouve votre cheville dans l’espace, même les yeux fermés, et à activer les muscles stabilisateurs (les fibulaires) en une fraction de seconde pour contrer un déséquilibre. Sans un entraînement spécifique, ces muscles sont « endormis ». Sur une glissade, si votre pied se bloque légèrement dans une aspérité de la terre battue, ils réagiront trop tard et le ligament en paiera le prix.

Il est donc non-négociable d’intégrer des exercices de proprioception à votre routine d’échauffement. Ces exercices, souvent très simples, « réveillent » et renforcent cette connexion cerveau-muscle, rendant votre cheville « intelligente » et capable de s’adapter en temps réel aux variations de la surface.

Gros plan sur les chevilles d'un joueur effectuant des exercices de stabilisation

Comme on le voit sur cette image, ces exercices ciblent l’anatomie profonde de la cheville pour la préparer aux contraintes. Intégrer 5 à 10 minutes de ces mouvements avant chaque match sur terre battue n’est pas une option, c’est une assurance contre l’entorse. C’est ce qui différencie le joueur qui subit la surface de celui qui la maîtrise.

Attelle préventive ou renforcement : que choisir pour un genou fragile ?

Le genou du tennisman est une merveille de biomécanique, mais il est soumis à des forces colossales. Comme le rappelle une analyse de Team Tennis France, « les genoux des tennismans supportent jusqu’à quatre fois le poids du corps lors d’un changement de direction« . Face à une fragilité ou une douleur récurrente, la question se pose : faut-il une aide extérieure (attelle) ou une solution interne (renforcement) ? C’est un choix médical qui dépend du diagnostic, mais voici les éléments pour comprendre.

L’attelle est une solution passive. Une attelle souple offre un maintien et une compression qui peuvent rassurer psychologiquement et améliorer la proprioception. Une attelle rigide, souvent prescrite après une blessure ligamentaire, limite mécaniquement les mouvements à risque. C’est une béquille temporaire, utile pour protéger l’articulation pendant une phase de guérison ou lors d’une reprise. Cependant, son port à long terme peut avoir un effet pervers : les muscles, se sentant « aidés », travaillent moins et peuvent s’affaiblir, créant une dépendance à l’orthèse.

Le renforcement musculaire est la solution active et la plus durable. Cibler spécifiquement les muscles qui protègent le genou (quadriceps, ischio-jambiers, fessiers) crée une « armure » naturelle. Un quadriceps fort absorbe les chocs à la réception d’un saut, soulageant le tendon rotulien. Des ischio-jambiers et des fessiers puissants stabilisent le genou lors des pivots, protégeant les ligaments. C’est un travail plus long, qui demande de la discipline, mais qui traite la cause de la fragilité plutôt que de simplement masquer les symptômes. Dans la majorité des cas de douleurs chroniques (syndrome fémoro-patellaire, tendinopathies), c’est la seule stratégie gagnante à long terme.

Le tableau suivant, contextualisé pour le système de santé français, résume les avantages et inconvénients de chaque approche.

Comparaison attelle vs renforcement pour la prévention des blessures au genou
Critère Attelle souple Attelle rigide Renforcement musculaire
Efficacité préventive Modérée (support psychologique) Élevée (limitation mécanique) Très élevée (protection active)
Coût moyen 30-60€ 80-200€ Gratuit à 50€/séance kiné
Remboursement Sécu Partiel sur prescription 60% sur prescription Pris en charge si prescription
Confort de jeu Bon Limité Excellent après adaptation
Durée du traitement Port permanent 3-6 mois 6-8 semaines minimum

L’erreur de reprendre la compétition « pour tester » qui aggrave la lésion

C’est l’erreur que je vois le plus souvent au cabinet. Après quelques jours de repos, la douleur s’estompe. Le joueur, impatient et optimiste, se dit : « Je vais faire un petit match pour tester, tranquillement ». C’est un piège. Une douleur qui disparaît au repos ne signifie pas que le tissu est guéri. Elle signifie simplement qu’il n’est plus sollicité. La grande majorité des blessures chez les joueurs amateurs sont des blessures de surutilisation. Comme le montre une analyse des blessures au tennis, la reprise trop rapide est la principale cause d’aggravation et de passage à la chronicité.

En reprenant directement par un match, même « amical », vous soumettez le tissu en cours de cicatrisation à des contraintes maximales et imprévisibles : démarrages brusques, frappes décentrées, changements de direction… C’est le meilleur moyen de rompre la fine trame de collagène que votre corps a commencé à tisser pour réparer la micro-lésion. Le résultat est quasi systématique : la douleur revient, souvent plus forte, la lésion s’aggrave, et le temps d’arrêt nécessaire est démultiplié.

Étude de cas : l’impact de la reprise prématurée

L’analyse des blessures de surutilisation chez les sportifs récréatifs est formelle : lorsqu’une douleur apparaît suite à une augmentation du volume de jeu (par exemple, lors d’un tournoi), une pause est non négociable. Une reprise prématurée sans protocole, avant 10 à 14 jours minimum, transforme une inflammation simple en tendinopathie chronique dans la plupart des cas, allongeant la durée de traitement de quelques semaines à plusieurs mois.

La reprise du sport après une blessure ne s’improvise pas. Elle doit suivre un protocole de reprise graduée, validé par les kinésithérapeutes du sport. L’objectif est de restimuler le tissu lésé progressivement, en contrôlant l’intensité, la durée et la nature des contraintes. On ne passe à l’étape suivante que si la précédente a été réalisée sans aucune douleur, ni pendant, ni après l’effort. C’est une approche méthodique qui garantit une cicatrisation solide et minimise le risque de rechute.

Quand consulter : douleur à froid le matin ou douleur pendant le jeu ?

« C’est juste une gêne » ou « Ça va passer avec l’échauffement ». Ces phrases sont le début de nombreuses blessures graves. Apprendre à décoder les signaux de votre corps est une compétence essentielle. Il existe des seuils clairs qui doivent déclencher une consultation médicale. L’un des plus importants est la douleur de dérouillage matinal. Si votre articulation est raide et douloureuse le matin au réveil et que cette douleur s’estompe après quelques minutes d’activité, ce n’est pas bon signe. C’est le marqueur typique d’une inflammation chronique. Le repos de la nuit a permis aux médiateurs de l’inflammation de s’accumuler. Ignorer ce symptôme, c’est laisser une surcharge tissulaire s’installer et évoluer vers une lésion structurelle.

Pendant l’effort, comment différencier une simple fatigue d’une douleur d’alerte ? La « règle des 3/10 » est un bon guide. Sur une échelle de douleur de 0 (aucune) à 10 (insupportable), si votre douleur dépasse 3/10 pendant que vous jouez, ou si une douleur même légère persiste plus de 30 minutes après l’arrêt de l’effort, c’est un carton jaune. Votre corps vous dit que la contrainte dépasse sa capacité de tolérance. Continuer à jouer, c’est prendre le risque de transformer le carton jaune en carton rouge : la blessure qui impose l’arrêt. Selon l’Institut de Recherche du Bien-être, de la Médecine et du Sport Santé (IRBMS), un délai de 72 heures est la durée maximale à ne pas dépasser avant de consulter si une douleur articulaire matinale persiste.

En France, face à une douleur persistante, le parcours de soin optimal est de consulter directement un médecin du sport. Contrairement au médecin généraliste, il a l’expertise pour poser un diagnostic précis sur une pathologie liée au geste sportif et peut vous orienter efficacement vers le bon spécialiste : un kinésithérapeute du sport pour la rééducation, un podologue-posturologue si le problème vient des appuis, ou prescrire l’imagerie adéquate (échographie, IRM) si nécessaire. Attendre, c’est prendre le risque de compliquer le diagnostic et le traitement.

Multifilament ou monofilament : quel cordage préserve le mieux le bras d’un novice ?

Le choix du cordage est souvent relégué au rang de détail technique, alors qu’il s’agit d’une décision de santé préventive majeure, surtout pour un joueur amateur dont la technique n’est pas parfaite. Un cordage est l’interface directe entre la balle et votre bras. Sa capacité à absorber les vibrations est déterminante pour la protection de votre coude, de votre poignet et de votre épaule. Les deux grandes familles, monofilaments et multifilaments, ont des propriétés radicalement opposées.

Le monofilament, constitué d’un seul fil de polyester, est rigide. Il offre du contrôle et de la résistance, c’est pourquoi il est plébiscité par les compétiteurs de haut niveau qui ont un geste parfait et une grande vitesse de bras. Pour un joueur amateur, cette rigidité est un poison : le cordage absorbe très peu les vibrations de l’impact, qui sont alors transmises intégralement au bras. C’est une cause directe de tennis elbow et autres tendinopathies.

Le multifilament, à l’inverse, est composé de centaines de microfibres assemblées, à l’image du boyau naturel. Cette structure lui confère une grande élasticité. À l’impact, les fibres glissent les unes sur les autres et dissipent une grande partie de l’onde de choc. C’est un véritable amortisseur. Pour un joueur débutant, un joueur avec des antécédents de blessures ou simplement un joueur loisir qui cherche du confort, le choix d’un multifilament est une évidence médicale. Le gain en protection articulaire surpasse de loin la légère perte de contrôle ou de durée de vie.

Ce tableau comparatif vous aidera à visualiser les différences pour faire un choix éclairé, qui doit être guidé par la préservation de votre santé avant la performance pure.

Comparatif des cordages pour la prévention des blessures
Type de cordage Prix moyen pose comprise Durée de vie Protection du bras Recommandé pour
Multifilament 25-35€ 4-6 mois Excellente (absorption vibrations) Joueurs avec antécédents, débutants
Monofilament 15-20€ 2-3 mois Faible (rigide) Joueurs sans problème articulaire
Hybride 20-30€ 3-4 mois Moyenne (déséquilibre) Joueurs confirmés uniquement
Boyau naturel 50-70€ 3-4 mois Optimale Budget élevé, bras fragile

Pourquoi le motif en chevrons est-il obligatoire pour accrocher sur l’ocre ?

Jouer sur terre battue avec des chaussures « toutes surfaces » est une erreur biomécanique majeure. En France, où une grande partie des 84% de courts extérieurs sont en terre battue, comprendre l’importance de la semelle est crucial pour la prévention des blessures. La clé réside dans le fameux motif en chevrons (« herringbone » en anglais).

Ce design n’est pas esthétique, il est fonctionnel. La terre battue est une surface de glisse. Les chevrons agissent comme des micro-sillons qui permettent à la fois de s’ancrer dans la surface pour des démarrages explosifs et de glisser de manière contrôlée en fin de course. Les rainures profondes évacuent l’excès de terre pour maintenir une adhérence constante. Une semelle lisse ou avec des picots ronds (type « omni ») ne permet pas ce double jeu. Elle va soit « riper » de manière imprévisible, soit se bloquer brutalement dans la terre.

Ce manque de contrôle a des conséquences directes sur vos articulations. Une analyse biomécanique a montré que jouer sur ocre avec des semelles inadaptées expose bien plus à l’entorse de cheville. Pire, pour compenser le manque d’accroche, le corps effectue des milliers de micro-ajustements inconscients au niveau de la cheville et du genou. Cette sur-sollicitation permanente des tendons stabilisateurs est une cause directe de tendinopathies d’Achille et de douleurs rotuliennes, qui apparaissent insidieusement après quelques heures de jeu par semaine.

Investir dans une paire de chaussures spécifiques pour terre battue n’est donc pas un luxe, mais une nécessité médicale. C’est assurer une interface joueur-surface sécurisée, qui permet au pied de faire son travail sans que les articulations supérieures n’aient à compenser en permanence un défaut matériel. C’est la base de la prévention pour tout joueur régulier sur cette surface.

À retenir

  • La blessure est le symptôme final d’une chaîne de causalité (matériel > technique > corps). Agir sur la cause est la seule prévention durable.
  • Le choix du matériel (cordage, chaussures) n’est pas un détail technique mais un acte médical de prévention pour protéger vos articulations.
  • Les protocoles de reprise graduée et de récupération active ne sont pas des options. Ils sont essentiels pour garantir la cicatrisation et éviter la rechute.

Comment récupérer à 100% pour rejouer dès le lendemain en tournoi ?

Enchaîner les matchs lors d’un tournoi est un défi immense pour l’organisme. La performance du lendemain dépend autant de votre match du jour que de votre stratégie de récupération dans les heures qui suivent. Penser que la récupération se limite à une bonne nuit de sommeil est une erreur. C’est un processus actif qui doit commencer dès la sortie du court. L’objectif est triple : réhydrater l’organisme, reconstituer les stocks d’énergie (glycogène) et réduire l’inflammation musculaire.

La fenêtre métabolique post-effort est cruciale. Dans les 30 à 60 minutes qui suivent le match, votre corps est une éponge. C’est le moment optimal pour lui apporter ce dont il a besoin. Cela commence par une hydratation immédiate avec une eau riche en minéraux pour compenser les pertes dues à la sueur. L’ajout d’une source de glucides rapides (banane, fruits secs) et d’une petite quantité de protéines va lancer la reconstruction musculaire et énergétique. Comme le souligne Marie-Claude Boisselle, « S’hydrater à chaque changement de côté est une règle de la WTA et de l’ATP. L’eau avec minéraux est recommandée ».

Les techniques de récupération physique comme la douche contrastée (alternance chaud/froid sur les jambes) ou les auto-massages avec un rouleau ont un effet prouvé sur la circulation sanguine et le drainage des toxines accumulées dans les muscles. Enfin, des gestes simples comme la sieste flash ou la position jambes surélevées favorisent le retour veineux et diminuent la sensation de jambes lourdes. Un protocole structuré n’est pas réservé aux professionnels ; c’est ce qui permet à un joueur amateur de rester compétitif tout au long d’un tournoi et de minimiser le risque de blessure par fatigue.

  1. 0-30 min post-match : Hydratation avec eau minérale (Contrex/Hépar) + banane + 20g de protéines (barre, shaker).
  2. 30-60 min : Douche contrastée (3x alternance chaud 2 min / froid 30 sec sur les jambes).
  3. 1-2h : Sieste flash de 20 minutes maximum, idéalement avec les jambes surélevées.
  4. 2-3h : Auto-massage avec rouleau sur les cuisses, mollets et fessiers (10 minutes au total).
  5. Soir : 10 minutes de position jambes contre le mur et continuer à boire régulièrement (500ml d’eau riche en minéraux).
  6. Coucher : Viser au moins 8 heures de sommeil dans une chambre fraîche (18-19°C).

La mise en place de ces stratégies préventives est l’étape la plus importante pour garantir une saison complète et sans douleur. Commencez dès aujourd’hui à appliquer ce raisonnement clinique à votre pratique, en réalisant un audit honnête de votre matériel, de votre technique et de vos routines de récupération.

Rédigé par Roche Camille, Ex-joueuse de niveau national (-2/6) et coach tactique spécialisée dans l'intelligence de jeu. Elle aide les compétiteurs à construire des schémas tactiques gagnants et à gérer les moments clés en tournoi.