Joueur de tennis amateur face au stress du score 40-A sur court en terre battue
Publié le 16 mai 2024

Le comptage des points au tennis n’est pas une simple curiosité historique, mais un puissant outil psychologique conçu pour tester votre mental.

  • Son origine remonte au jeu de paume, mais sa véritable fonction est de créer une tension dramatique constante.
  • Le fameux « 40-A » (égalité) n’est pas une loterie : c’est un seuil mental qui exige de gagner par deux points d’écart, récompensant la solidité.

Recommandation : Maîtriser le score, c’est avant tout apprendre à gérer ces moments de pression pour ne plus en être la victime mais l’architecte de votre point.

Zéro, quinze, trente, quarante… puis « égalité » ? Pour tout joueur de tennis qui débute, le système de comptage des points ressemble à une énigme. On s’emmêle dans la séquence, on ne sait plus de quel côté servir, et le fameux « 40-A » (quarante-partout) devient une source de stress intense qui peut faire basculer un jeu. L’explication la plus courante nous ramène au jeu de paume et à d’anciennes conventions, mais cette perspective historique, bien que fascinante, ne répond qu’à une partie de la question. Elle explique le « comment », mais pas le « pourquoi » cette structure perdure et conditionne si profondément la psychologie d’un match.

Et si cette complexité apparente n’était pas un défaut, mais la caractéristique la plus géniale de ce sport ? Si le score au tennis était conçu non pas simplement pour compter, mais pour amplifier la tension, créer du drame et, surtout, tester la résilience mentale des joueurs à chaque instant ? Cette perspective change tout. Le score n’est plus un simple adversaire mathématique, mais un acteur à part entière du jeu, qui crée des seuils psychologiques à franchir.

Cet article vous propose de plonger au cœur de cette mécanique. Nous allons décortiquer la logique, non pas comme une curiosité, mais comme un système de pression intentionnel. De l’origine du « 40 » à la gestion d’un tie-break, en passant par la stratégie mentale sur un point décisif, vous découvrirez comment transformer cette source de confusion en un véritable atout tactique. L’objectif : ne plus jamais subir le score, mais le comprendre pour le maîtriser.

Pour naviguer à travers les arcanes du comptage et de sa psychologie, cet article est structuré pour vous guider pas à pas, des origines du système aux stratégies mentales pour les moments les plus tendus. Voici les points que nous allons explorer ensemble.

D’où vient ce comptage bizarre et pourquoi 40 et pas 45 ?

Pour comprendre la logique derrière le score « 15, 30, 40 », il faut remonter le temps jusqu’à l’ancêtre du tennis : le jeu de paume. Très populaire en France dès le Moyen Âge, ce sport se jouait sur un terrain mesurant 60 pieds de long. À chaque point gagné, le joueur avait le droit d’avancer sur le terrain pour se rapprocher du filet. Ces avancées se faisaient par paliers de 15 pieds. Le premier point donnait une avancée de 15 pieds, le second une autre de 15 (total 30), mais le troisième était un peu différent. Le joueur arrivait alors sur une ligne située à 40 pieds de son point de départ, et non 45, pour ne pas être trop proche du filet et garder un certain équilibre dans le jeu.

Cette progression physique sur le terrain est devenue la base du comptage abstrait que nous connaissons aujourd’hui. L’hypothèse la plus répandue est que le « 45 » a été raccourci en « 40 » pour une raison purement pratique : il était plus simple et plus rapide à annoncer pour les arbitres et les joueurs. « Quarante » se dit plus vite que « quarante-cinq ». Cette petite simplification est le premier indice que le système de score a toujours privilégié la fluidité du jeu à une rigueur mathématique parfaite.

Une autre théorie, souvent citée, est celle de l’horloge. Certains historiens suggèrent que l’on utilisait un cadran d’horloge pour marquer les points, avec des aiguilles se déplaçant sur 15, 30 et 45. Le « 45 » aurait été changé en « 40 » pour permettre le système d’avantage après l’égalité, gardant « 50 » et « 60 » pour la suite du jeu. Quelle que soit la véritable origine, l’essentiel à retenir est que ce système n’est pas basé sur une simple addition. C’est l’héritage d’une tradition où gagner un point offrait un avantage tangible et territorial, une idée qui imprègne encore toute la psychologie du tennis moderne.

Ainsi, loin d’être une anomalie, ce comptage est le vestige d’une logique spatiale qui a évolué vers un puissant outil de tension psychologique.

Comment ne plus jamais se tromper de côté de service pendant un tie-break ?

Le tie-break, ou jeu décisif, est une accélération de la dramaturgie du match, un sprint final où chaque point pèse lourdement. Sa structure est conçue pour être équitable, mais sa rapidité peut facilement dérouter un joueur débutant, notamment sur la rotation du service et le côté où l’engager. La règle fondamentale est simple : le premier joueur sert un point, puis chaque joueur sert deux points consécutivement. Le changement de côté de terrain s’effectue tous les six points. C’est cette alternance rapide qui sème la confusion.

Pour ne plus jamais hésiter, la méthode la plus simple est de se fier à la somme des points joués. Si le total des points est un nombre impair (1, 3, 5, 7…), le service se fait toujours du côté gauche (côté « Avantage »). Si le total des points est un nombre pair (2, 4, 6, 8…), le service se fait du côté droit (côté « Égalité »). Cette astuce mnémotechnique simple vous évite de devoir vous rappeler qui a servi quand et vous permet de vous concentrer uniquement sur le point à jouer. Le premier point (score 0-0, total 0, un nombre pair) se sert donc à droite.

Le tableau suivant décompose la logique des premiers points d’un tie-break pour vous aider à visualiser la mécanique :

Rotation du service en tie-break
Points joués Serveur Côté de service Changement de côté
1er point Joueur A Droite (Égalité) Non
2e-3e points Joueur B Alternance G/D Non
4e-5e points Joueur A Alternance G/D Non
6e point Joueur A Selon alternance Oui (après 6 points)

En somme, le tie-break est un test de concentration. Au lieu de voir ses règles comme une complication, considérez-les comme un cadre strict qui récompense celui qui reste le plus lucide. L’astuce du score total (pair/impair) est votre meilleure alliée pour libérer votre esprit de ce souci logistique et le dédier entièrement à la stratégie du point.

Cette maîtrise technique est la première étape pour aborder ce moment crucial avec sérénité et confiance, transformant la pression en une opportunité.

Point décisif à 40-A : stratégie ou loterie pour le joueur amateur ?

Le score de 40-A, ou « égalité » (« deuce » en anglais), est sans doute le moment le plus chargé de tension psychologique dans un jeu de tennis. Pour un débutant, il peut sembler être une loterie, une situation où tout peut arriver. En réalité, c’est tout le contraire : c’est l’instant où la stratégie et la force mentale prennent le pas sur le hasard. La règle fondamentale est que, à partir de ce score, un joueur doit gagner deux points consécutifs pour remporter le jeu. Le premier point gagné donne « l’Avantage », et le second conclut le jeu. Si le joueur à l’avantage perd le point suivant, le score revient à 40-A.

Cette règle des deux points d’écart n’est pas anodine. Elle crée un seuil psychologique qui force les joueurs à confirmer leur domination. Il ne suffit pas de gagner un point crucial ; il faut prouver qu’on peut tenir la pression et en gagner un second. C’est un test de résilience. Pour le joueur amateur, la plus grande erreur est de vouloir surjouer sur ce point, de tenter un coup gagnant à tout prix. La bonne stratégie est souvent inverse : jouer avec un pourcentage de réussite élevé. Il s’agit de construire le point intelligemment et de forcer l’adversaire à la faute.

Comme le souligne Mario Musa, professeur de tennis certifié, dans un guide pour Nike France :

Vous devez gagner le jeu avec deux points d’écart. Si la personne qui sert gagne le point d’égalité, elle annoncera un avantage service.

– Mario Musa, Professeur certifié U.S.P.T.A., Nike France

Sur le plan tactique, le service à 40-A est primordial. Plutôt que de risquer une double faute avec un premier service surpuissant, il est souvent plus judicieux d’assurer une première balle avec un peu plus de sécurité mais bien placée, par exemple sur le corps de l’adversaire ou sur son revers. L’objectif n’est pas l’ace, mais de prendre l’initiative dans l’échange. L’illustration ci-dessous montre comment les zones de service peuvent être adaptées à ce moment stratégique.

Schéma tactique montrant les zones de service stratégiques au score de 40-A

Ce schéma met en évidence que le choix de la zone de service à 40-A n’est pas anodin. Il doit être le fruit d’une réflexion tactique visant à neutraliser le point fort de l’adversaire ou à exploiter sa faiblesse, plutôt qu’une simple tentative de coup spectaculaire.

Le joueur qui l’emporte n’est pas le plus chanceux, mais celui qui exécute son plan de jeu avec le plus de discipline et de sang-froid.

L’erreur de ne pas annoncer le score à voix haute qui crée des litiges

Dans un match amateur sans arbitre, une erreur fréquente et lourde de conséquences est de ne pas annoncer le score à voix haute avant de servir. Ce silence, souvent perçu comme anodin, est une porte ouverte aux litiges, aux doutes et à une tension mentale parfaitement évitable. Annoncer le score n’est pas une simple formalité ; c’est un acte de communication fondamental qui établit un contrat de confiance entre les deux joueurs. C’est la responsabilité du serveur de le faire, en énonçant toujours son propre score en premier. Par exemple, s’il mène 30-15, il doit annoncer « trente-quinze ».

Pourquoi est-ce si crucial ? Parce que la mémoire humaine est faillible, surtout sous l’effet de la fatigue et de la pression d’un match. Sans cette annonce régulière, il est très facile pour les deux joueurs de se retrouver avec une version différente du score en tête. Ce désaccord, s’il survient, est une source de frustration immense qui casse le rythme et parasite la concentration. Que faire en cas de litige ? Les règles de la Fédération Française de Tennis (FFT) sont claires : il faut revenir au dernier score sur lequel les deux joueurs étaient mutuellement d’accord et reprendre le jeu à partir de là. Essayer de « rejouer » mentalement les points précédents ne mène qu’à plus de confusion et de mauvaise foi.

L’annonce est particulièrement importante sur les scores d’égalité. On n’annonce pas « quinze-quinze » mais « 15-A » (quinze partout). De même pour « 30-A ». À 40 partout, l’annonce correcte est « 40-A » ou, plus couramment, « égalité ». Le fait de verbaliser le score force les deux joueurs à valider l’état du jeu avant de s’engager dans le point suivant. C’est un rituel simple qui prévient 99% des conflits liés au comptage. Le prendre comme une habitude dès le début est l’un des meilleurs conseils que l’on puisse donner à un joueur débutant pour garantir des matchs plus sereins.

En fin de compte, un point bien annoncé est un point qui peut être joué avec l’esprit libre, entièrement focalisé sur la tactique et non sur la comptabilité.

Comment jouer un point de « balle de jeu » différemment d’un « 15-15 » ?

Tous les points ne se valent pas. Si mathématiquement chaque point compte pour un, psychologiquement, un point à 15-15 n’a absolument pas le même poids qu’une balle de jeu à 40-30. La balle de jeu est un « point de bascule » : le gagner conclut le travail accompli dans le jeu, le perdre remet tout en question en revenant à égalité. Cette pression supplémentaire modifie radicalement la manière de l’aborder. L’erreur du débutant est souvent de jouer tous les points de la même façon ou, pire, de se crisper et de devenir passif sur les points importants.

La clé est de développer une routine de performance spécifique pour ces moments cruciaux. Il ne s’agit pas de changer radicalement son jeu, mais d’augmenter son niveau de concentration et d’application. Plutôt que de subir la pression, on l’utilise pour affûter ses sens. La tension ressentie n’est pas négative ; c’est le signe que le corps se prépare à un moment décisif. L’illustration ci-dessous capture parfaitement cette concentration palpable, où chaque détail compte.

Gros plan macro sur la main d'un joueur serrant sa raquette lors d'une balle de jeu

Sur une balle de jeu, la priorité doit être la fiabilité plutôt que la prise de risque excessive. Au service, cela signifie privilégier un pourcentage élevé de premières balles. Mettre une première balle en jeu, même moins rapide, met immédiatement la pression sur le relanceur. Dans l’échange, l’objectif est de jouer des coups solides, avec de la marge par rapport aux lignes, et de viser les zones qui mettent l’adversaire en difficulté. Il s’agit de construire le point pour provoquer la faute ou s’ouvrir une opportunité de coup gagnant facile, et non de tenter le « winner » improbable dès le deuxième coup de raquette.

Votre plan d’action pour un point crucial

  1. Respirer profondément : Prenez deux grandes respirations avant de servir pour calmer votre rythme cardiaque.
  2. Visualiser la cible : Pendant 3 secondes, visualisez mentalement la zone précise où vous voulez que votre service atterrisse.
  3. Créer un rituel : Ajustez les cordes de votre raquette ou faites rebondir la balle un nombre de fois défini pour vous recentrer.
  4. Prioriser le premier service : Concentrez-vous sur la mise en jeu de votre première balle, même avec un peu moins de puissance, pour prendre l’ascendant.
  5. Jouer avec régularité : Dans l’échange, privilégiez la régularité et la profondeur de balle à la puissance brute pour pousser l’adversaire à la faute.

C’est en abordant ces points avec un plan clair et une exécution disciplinée que l’on passe du statut de joueur qui subit à celui de joueur qui contrôle.

Pourquoi un match de tennis n’est jamais fini tant que la dernière balle n’est pas jouée ?

L’une des beautés les plus cruelles et exaltantes du tennis réside dans sa structure de score non-linéaire. Contrairement aux sports chronométrés comme le football ou le basketball, un match de tennis n’a pas de fin prédéterminée. Il ne se termine que lorsqu’un joueur a remporté le nombre de sets requis. Cette particularité est la source des plus grands retournements de situation (« remontadas ») et ancre dans l’ADN de ce sport l’idée que rien n’est jamais acquis. Le joueur qui mène ne peut pas se contenter de « gérer son avance » en attendant que le temps s’écoule ; il doit continuer à gagner des points, encore et encore, jusqu’à la balle de match finale.

La structure même d’un set illustre ce principe. En effet, il faut gagner 6 jeux avec 2 jeux d’écart pour remporter un set (sauf en cas de tie-break). Mener 5-4 ne suffit pas. Le joueur qui est mené a toujours l’opportunité de revenir à 5-5, ce qui remet toute la pression sur les épaules de celui qui menait. Chaque jeu est une mini-bataille, et tant que le set n’est pas conclu, l’issue reste incertaine. Cette règle empêche un joueur de se relâcher et donne toujours un espoir à celui qui est derrière au score.

Cette logique se retrouve à tous les niveaux : dans le jeu (avec la règle de l’avantage à 40-A), dans le set (avec la règle des deux jeux d’écart) et dans le match. Un joueur peut perdre le premier set 6-0 et quand même remporter le match en deux sets à un (dans un format au meilleur des trois sets). Chaque nouveau set est une réinitialisation psychologique. Le compteur repart de zéro, et le passé n’a d’importance que si on le laisse peser sur son mental. C’est pourquoi la résilience, la capacité à rester concentré et combatif quel que soit le score, est une qualité encore plus importante au tennis que la pure puissance physique.

C’est cette incertitude permanente qui fait du tennis un sport si captivant, où l’espoir et le doute cohabitent jusqu’au tout dernier instant.

Pourquoi le classement FFT est-il si difficile à monter la première année ?

Pour un joueur qui se lance dans la compétition, le premier objectif est souvent de « monter au classement ». Mais la première année peut s’avérer frustrante. On commence « Non Classé » (NC) et la progression vers les échelons supérieurs semble lente. Cette difficulté n’est pas due au hasard, mais à la structure pyramidale du classement de la Fédération Française de Tennis (FFT), conçue pour récompenser la régularité et la performance sur la durée. Monter la première année est un défi car il faut accumuler un certain nombre de victoires « homologuées » pour simplement obtenir son premier classement.

Le système est basé sur des paliers à franchir. Un joueur licencié commence par défaut avec le statut de non-compétiteur. Pour devenir compétiteur et obtenir un classement, il doit participer à des tournois officiels. Récemment, pour fluidifier l’accès aux premiers échelons, la FFT a créé une 5e série avec des exigences claires, qui s’ajoute à la traditionnelle 4e série (de 40 à 30/1). Pour un débutant, le parcours est donc balisé, mais demande un volume de jeu conséquent.

Voici un aperçu de la progression initiale, qui montre bien les étapes à franchir :

Progression dans les échelons débutants
Échelon Victoires nécessaires Série Difficulté
NC 0 (statut initial) Non classé Départ
40/2 4 victoires homologuées 5e série Facile
40/1 8 victoires homologuées 5e série Modérée
40 Calcul par points 4e série Élevée

La difficulté la première année vient donc du fait qu’il ne suffit pas de gagner un ou deux matchs. Il faut enchaîner les tournois pour accumuler les victoires nécessaires pour atteindre le premier palier (40/2) puis le suivant (40/1). Une fois que l’on atteint l’échelon 40, le système devient plus complexe et se base sur un calcul de points où l’on gagne un certain bilan de points en fonction du classement des adversaires que l’on bat. La première année est donc un marathon pour faire ses preuves et entrer officiellement dans la pyramide.

C’est une fois ce premier cap franchi que la véritable bataille stratégique pour « gratter » des points et monter dans la hiérarchie commence réellement.

À retenir

  • Le comptage des points (15, 30, 40) est un héritage du jeu de paume, mais sa fonction moderne est avant tout psychologique, conçue pour créer de la tension.
  • Le score de 40-A (« égalité ») n’est pas une loterie. C’est un test de résilience mentale qui exige de gagner deux points consécutifs, récompensant la solidité et la discipline.
  • La clé pour gérer les points importants n’est pas de tenter des coups spectaculaires, mais d’appliquer une routine de concentration pour jouer avec un haut pourcentage de réussite.

Comment continuer à jouer votre jeu même si vous perdez 0-6 0-3 ?

Être mené 0-6 0-3 est l’un des scénarios les plus difficiles à gérer mentalement au tennis. Le score est écrasant, le doute s’installe, et la tentation d’abandonner mentalement est immense. C’est pourtant dans ces moments que la véritable nature d’un compétiteur se révèle. La clé pour continuer à se battre n’est pas de penser à une improbable remontée, mais de réinitialiser complètement ses objectifs. Le match n’est plus l’enjeu principal ; l’enjeu devient de gagner le prochain point, puis le prochain jeu.

Il faut se fixer des mini-objectifs réalistes et immédiats. Par exemple : « Mon objectif pour ce jeu est de passer 70% de premières balles », ou « Je vais me concentrer sur la longueur de ma balle pendant les trois prochains points ». Ces buts concrets permettent de détourner l’attention du score global et de se refocaliser sur le processus de jeu. Utiliser les temps morts est également crucial. Le changement de côté, ou même le temps pris pour aller chercher sa serviette, doit devenir un rituel de « reset » mental. C’est l’occasion de respirer profondément, de se parler positivement et de se remémorer un ou deux points tactiques simples à appliquer.

Changer un élément physique, même mineur, peut aussi aider à casser la spirale négative : ajuster sa casquette, changer de raquette, ou même refaire ses lacets. Ces gestes symboliques signalent au cerveau un nouveau départ. L’idée est de transformer le reste du match en une séance d’entraînement de luxe contre un bon adversaire. Au lieu de subir, on devient proactif : on en profite pour travailler un coup spécifique, tester une nouvelle tactique ou simplement se battre sur chaque balle pour le principe. Gagner un seul jeu, puis deux, peut suffire à semer le doute chez l’adversaire et à retrouver un peu de confiance.

Pour transformer cette défaite apparente en une opportunité de progression, il est essentiel de maîtriser des techniques de réinitialisation mentale et de se focaliser sur des objectifs atteignables.

Maintenant que vous comprenez la psychologie du score et les stratégies pour gérer la pression, l’étape suivante est d’intégrer ces rituels dans votre propre jeu pour transformer chaque match, gagné ou perdu, en une victoire sur vous-même.

Questions fréquentes sur Pourquoi le score « 40-A » stresse-t-il tant les joueurs débutants ?

Est-ce obligatoire d’annoncer le score avant chaque point ?

Oui, dans un match sans arbitre, il est fortement recommandé et de la responsabilité du serveur d’annoncer le score à voix haute avant chaque point, en commençant par son propre score. Cela prévient les litiges et maintient la clarté du jeu.

Que faire en cas de désaccord sur le score ?

Selon les règles de la FFT pour les matchs sans arbitre, si les joueurs ne sont pas d’accord sur le score, ils doivent revenir au dernier score mutuellement accepté et reprendre la partie à partir de ce point. Il est inutile et contre-productif d’essayer de reconstituer les points précédents.

Comment annoncer correctement le score à égalité ?

Pour les scores « partout », l’usage est d’annoncer « 15-A » pour 15-15, « 30-A » pour 30-30, et « 40-A » ou plus simplement « égalité » lorsque les deux joueurs sont à 40.

Rédigé par Roche Camille, Ex-joueuse de niveau national (-2/6) et coach tactique spécialisée dans l'intelligence de jeu. Elle aide les compétiteurs à construire des schémas tactiques gagnants et à gérer les moments clés en tournoi.